À Toulouse, on a une totale confiance en nos bélougas. Mais quand il s’agit d’affronter les premiers de la poule et qu’ils n’ont qu’une seule défaite en 14 matchs, on appréhende quand même un tout petit peu. On imagine tous les scénarios possibles… Mais personne n’avait imaginé que le Toulouse-Blagnac Hockey Club ne ferait qu’une bouchée des sangliers !

Un pari risqué

Clermont-Ferrand et Toulouse ont deux jeux complètement différents. D’un côté nous avons l’une des équipes les plus disciplinées du championnat, et de l’autre nous avons une équipe qui n’hésite pas à foncer dans le tas (quitte à avoir jusqu’à 43 minutes de pénalités). Alors quand les bélougas affrontent la tête du classement, il n’y a que deux stratégies possibles : s’aligner au jeu de ses adversaires, ou conserver son jeu habituel. Les toulousains ont choisi la deuxième option en sachant qu’il serait compliqué de faire entrer Clermont dans leur jeu.

Il s’est finalement avéré que les sangliers ont été plus facilement distraits que prévu. Dès la troisième minute, Dany Coulombe se faufile dans les brèches de la défense adverse et inscrit le premier but de la soirée. Les sangliers essaient tant bien que mal de construire leur jeu, mais ils sont sans cesse interrompus par les toulousains qui récupèrent le palet. Les bélougas sont partout, ne laissant que très rarement l’occasion à Clermont de s’approcher des cages d’un Filip Kubis particulièrement en forme.

Les sangliers de Clermont-Ferrand craquent peu à peu, se laissant emporter par leurs émotions. Leur jeu devient de plus en plus brouillon et les pénalités s’enchainent. Les toulousains en profitent tour à tour. Marvin Krukoff, Maxime Faup et Hermanni Salomaa trouvent chacun le chemin menant droit aux cages adverses. Les gardiens font de leur mieux du côté des sangliers, mais rien n’y fait, les bélougas sont intraitables. C’est la douche froide pour une équipe qui n’avait jusqu’alors encaissé que 24 buts cette saison.

Une nouvelle recrue en première ligne

À peine arrivé, Thomas Marcinek nous montre déjà ce qu’il a dans le ventre. Au côté de la première ligne, il étale dès les premières minutes son talent dans le maniement du palet. Ses adversaires ont beau le mettre à genoux plus d’une fois, Tomas Marcinek s’en est toujours sorti avec le palet en sa possession. Avec son jeu agressif d’une précision remarquable, le numéro 76 évolue sans encombre sur la glace. C’est avec une assurance de maître qu’il mène ses adversaires du bout de sa crosse.

Alors qu’il s’agit seulement de sa première journée de championnat aux côtés des bélougas, on sent déjà les liens qui se tissent entre lui et ses coéquipiers. Le jeu est fluide. Ils se comprennent tous. Mais surtout, Tomas Marcinek anticipe déjà le moindre mouvement de patins de ses coéquipiers (allant même jusqu’à se servir du patin de Dany Coulombe pour inscrire un but, que ce soit volontaire ou pas). Le numéro 76 permet ainsi d’inscrire 6 des 9 points de la soirée, et se met par la même occasion le public toulousain dans la poche.

En te souhaitant une bonne saison chez les bélougas !

Catégories : Hockey

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